Mobilisation pour notre crèche !

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La suppression des contrats aidés, prévue par le gouvernement, aurait des conséquences immédiates pour Valensole : suppression du poste de secrétaire à l’école et de plusieurs postes à la crèche La Ribambelle, qui assurent à cette dernière son fonctionnement au quotidien. Cette mesure porterait gravement atteinte à la pérennité de cette structure formidable, si indispensable à notre commune. Après la journée de grève du 10 novembre dernier qui avait pour objectif de montrer à tous, ce qui se passerait si cette association n’existait plus, les salariés de la Ribambelle interpellent aujourd’hui tous les valensolais pour défendre l’accueil de nos enfants au travers de 2 actions :1) En signant la pétition de soutien .

2) En envoyant par mail le texte ci-dessous (écrit par la présidente de la crèche, Céline SAMONINI) à nos députées Delphine Bagarry ( et ) et Emmanuelle Fontaine-Domeizel () ainsi qu’à notre sénateur Jean-Yves Roux () :

Mesdames les Députés,
Monsieur le Sénateur,
Inquiets des dernières annonces faites par les membres du Gouvernement sur la réduction du nombre d’emplois aidés dès cette fin d’années 2017, nous tenions à vous alerter sur les conséquences d’une telle mesure pour notre association. Ces annonces ont été faites sans qu’aucune concertation n’ait été faite au préalable avec les représentants du monde associatif et nos représentants que sont l’Acepp (www.acepp.asso.fr) , le Snaecso, la fédération nationale des centres sociaux, l’Uniopss et notre réseau local ALPE (Association liaison petite enfance).
Nous nous étonnons des arguments donnés, notamment quant à l’efficacité de ces contrats. Nous ne pouvons imaginer que celle-ci ne soit mesurée que par l’unique prisme du nombre de CDI signés à l’issue du contrat aidé. Cela serait méconnaître les difficultés rencontrées par les personnes éloignées de l’emploi et dont le contrat aidé à justement pour vocation une insertion sociale et professionnelle accompagnée.
Au-delà d’une formation, nous nous sommes attachés, parents et professionnels, à proposer des conditions pour que ces personnes bénéficient d’une meilleure reconnaissance sociale, que s’enrichisse leur réseau social, que se renforce le sentiment d’utilité accompagné de reprise de confiance en soi, de travailler en équipe, de repérer ses potentiels et d’avoir l’occasion de se projeter dans un projet professionnel à moyen terme. C’est bien tout cela que permet l’insertion et un retour à l’emploi via le dispositif des emplois aidés. C’est ainsi près de 100 salariés que nous avons accompagné depuis plus de 30 ans.
Par ailleurs, ces salariés en contrats aidés contribuent de manière significative au projet de notre association. Certaines de nos activités seraient donc remises en cause par une restriction subite et drastique du nombre de contrats. Ayant déjà une gestion plus que serrée, nous serons obligés de réduire le nombre de places d’accueil proposé, alors que nous ne pouvons déjà pas répondre à toutes les demandes des familles.
C’est ainsi que la mission d’accueillir familles et jeunes enfants ne pourra pas être remplie dans des conditions décentes. Les conséquences seront importantes pour les personnes qui bénéficient des services des associations dans des secteurs déjà en tension. Le mécanisme est simple, moins de salariés dans une crèche entraîne moins d’enfants accueillis.
Le phénomène de yoyo ou de stop & go que subissent les associations depuis des années est très déstabilisant pour notre organisation qui doit assurer une pérennité et une continuité de service sur son territoire dans un contexte de mise en cause sine die des engagements de l’Etat.
Le dispositif des emplois aidés n’est pas une politique unilatérale de l’Etat, il ne peut exister sans l’engagement des organismes d’accueil et d’équipes prêtes à accompagner ces personnes en insertion. La conception que nous nous faisons du partenariat est d’associer les parties prenantes à une réflexion commune. Nous ne remettons pas en cause le fait que le dispositif nécessite d’être revu. Mais cela ne peut se faire brutalement, sans concertation et sans mesurer les impacts sur les services qu’apportent nos associations en direction de la population, notamment dans des quartiers sensibles où les services de l’Etat ne sont mêmes plus présents.
Ces mesures, cumulées à la baisse des dotations aux collectivités territoriales, déjà amorcée en 2017 dans les Alpes de Haute-Provence avec la suppression de la subvention du Conseil Départemental, vont entrainer des conséquences en matière de cohésion sociale qui auront rapidement un coût supérieur à l’économie visée.
Nous tenions à vous alerter de cette situation avant que vous ne vous prononciez sur le projet de loi de finance 2018.
Nous nous tenons à votre disposition pour échanger sur ces éléments et pour réfléchir à tout dispositif permettant d’améliorer l’emploi tout en permettant de maintenir des services d’accueil de jeunes enfants sur l’ensemble des territoires.
Nous vous prions de croire, Mesdames, Monsieur en l’expression de nos sentiments distingués.
Pour l’association La Ribambelle, sa Présidente, Céline SAMONINI

Dans l’immédiat, nous pouvons assurer à la Ribambelle et à l’école notre soutien total (et souhaitons qu’il en soit de même des élus de la majorité municipale), pour obtenir une pérennisation des emplois de ces structures vitales pour notre commune.

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Illustration de Baptiste Alchourroun.

2 commentaires

    • Raphaël Enderlé-Chazalviel dit

      Bonjour, je ne connais pas la position du conseil municipal, seulement celle des élus de notre groupe qui, pour ce qui concerne les structures comme la crèche ou l’école, est détaillée dans l’article. Peut-être que la question sera abordée lors du prochain conseil municipal le 12 décembre prochain.
      Bien cordialement, Raphaël.

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